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Ambassade de Côte d´Ivoire en France

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L’AMBASSADEUR CHARLES GOMIS DONNE LES BONNES NOUVELLES SUR LE CACAO IVOIRIEN
query_builder 01-10-2019


Alors que la Première Dame, Dominique Ouattara, Présidente du Comité national de surveillance des actions de lutte contre les pires formes du travail des enfants, achevait une tournée de travail à Washington DC, aux États Unis, pour rassurer des députés américains sur les conditions de production du cacao ivoirien et les engagements du gouvernement pour lutter contre le travail des enfants, Charles Providence Gomis, Ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, participait, le mardi 24 septembre dernier, à une conférence débat sur le cacao à Paris.
La question du jour, le chocolat ivoirien est-il menacé de disparition ? Pour rassurer les participants, l’Ambassadeur a rappelé les trois raisons fondamentales pour lesquelles l’homme mangera encore du cacao en 2050, à savoir : la place de la cacaoculture dans l’économie ivoirienne, l’importance du cacao sur le marché mondial des matières premières et pour l’industrie du chocolat dans l’économie des pays consommateurs et les actions mises en œuvre pour assurer la durabilité de la filière cacao. Avec une production moyenne annuelle de 1.200.000 tonnes, la Côte d’Ivoire représente 41 % l’offre mondiale. La production de cacao représente donc environ 40 % des recettes d’exportation, et contribue pour 10 % du Produit Intérieur Brut (PIB) de ce pays. Ce sont environ 600.000 chefs d’exploitations qui animent l’appareil de production, faisant ainsi vivre environ 6.000.000 de personnes.
L’importance cruciale du cacao pour l’économie de la Côte d’Ivoire rend le pays particulièrement sensible à l’analyse et à la bonne gestion des enjeux stratégiques inhérents à la durabilité de la production cacaoyère, surtout dans le contexte d’une économie mondiale de plus en plus libéralisée. En ce qui concerne les producteurs, les participants se sont inquiétés de leurs conditions difficiles de travail et du prix d’achat du cacao qui serait en inadéquation avec les prix des produits finis. Nombreux seraient les producteurs contraints de vivre sous le seuil de pauvreté. Conséquence, les enfants, successeurs naturels des cacaoculteurs pourraient se décourager et s’en détourner, entraînant à terme une crise dans la filière.
France Nature Environnement mentionne que sur une barre de chocolat vendue, la part revenant au planteur est passée de 16% en 1980 à 6% en 2018. La Côte d’ivoire et le Ghana, les principaux producteurs de cacao, ne respecteraient pas les prix minimum payés aux producteurs. L’ambassadeur Charles Gomis a rappelé qu’avec le Ghana voisin et second pays producteur mondial, la Côte d’Ivoire a adopté une démarche commune et s’est engagée à maintenir les cours du cacao. Ils entendent obliger les acteurs à garantir un prix planché pour permettre aux planteurs d’améliorer leurs conditions de vie.
Durant la campagne 2017-2018, le cacao, sur le marché mondial des matières premières et pour l’industrie du chocolat dans l’économie des pays consommateurs, était estimé à près de 4,7 milliards de tonnes. Et les cours moyens de cette matière première à cette date étaient proches des 2 300$/ tonne. La décision commune des deux premiers producteurs mondiaux que sont la Côte d‘Ivoire et le Ghana d’obtenir un prix planché moyen de 2 600 $ la tonne a permis la cotation moyenne de la tonne de cacao à 2 315$ en mai 2019, soit une hausse de +2,3% depuis le 1er janvier 2019. Les prix augmentent progressivement avec une hausse de près de +9% depuis janvier 2019, soit un prix moyen de 2,36 €/kg en mai 2019.
D’autre part, il faut noter qu’en juin 2019, le marché mondial du chocolat représentait 100 milliards de dollars US. Le cacao s’impose donc toujours comme la star des matières premières en ce début d’année.
En ce qui concerne la durabilité de la filière cacao, la Côte d’Ivoire a mis en place, en collaboration avec les acteurs du secteur, des mécanismes de lutte contre la déforestation, l’amélioration des moyens de subsistance des producteurs; la transparence, la traçabilité et l’épineux question de la lutte contre le travail des enfants. Des programmes de plantage d’arbres ont aussi été lancés, pour lutter contre le travail des enfants.
La Côte d’Ivoire travaille en étroite coopération avec les grosses entreprises du secteur pour construire des écoles dans les endroits les plus reculés. Des milliers d’enfants ont été ainsi scolarisés. Et pour aider à l’autonomie, des programmes d’agro-forestation à l’endroit des femmes ont été lancés car ce sont elles qui scolarisent le plus souvent leurs enfants dès qu’elles en ont les moyens.
Le mardi 2 octobre 2019, l’Ambassadeur Charles Gomis a également participé à la JOURNÉE MONDIALE DU CACAO 2019, en présence de Mme Brune Poirson, Secrétaire d’Etat auprès de La Ministre de la Transition Écologiques et Solidaire.

Éric Coulibaly avec Sercom Ambassade de Côte d’Ivoire en France

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